SPRAIA sur Android : l'application est là (et on cherche des testeurs)
L'application SPRAIA tourne sur Android : identification par photo, scan de santé, diagnostic et rappels d'arrosage. Les écrans, et comment devenir testeur.
Rédaction : équipe SPRAIA · Méthode : sources botaniques, retours terrain et validation éditoriale
Depuis des mois, on vous parle de SPRAIA au futur. Aujourd’hui, on peut enfin en parler au présent : l’application Android est terminée et elle tourne sur de vrais téléphones, avec de vraies plantes. Pas une maquette, pas un prototype de démonstration — l’application complète, celle qu’on veut ouvrir à tout le monde.
Avant cette ouverture, il nous manque une dernière chose : quelques testeurs supplémentaires. Si vous avez un téléphone Android, des plantes chez vous et l’envie de nous dire franchement ce qui coince, la suite de cet article est pour vous. Et pour les impatients sous iPhone : la version iOS est quasiment terminée, on y revient plus bas.
À quoi ressemble SPRAIA sur Android
Plutôt que de vous décrire l’application, autant vous la montrer. Voici les écrans réels de la version Android, capturés sur un appareil, dans leur langue d’affichage.
Les écrans de l'application Android, capturés sur un téléphone. Les données affichées sont celles d'un compte de démonstration.
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L'accueil : le mot du jour d'une de vos plantes, la météo de votre ville et trois actions à portée de pouce. -
Ma collection : vos plantes rangées par pièce, avec le prochain arrosage visible sur chaque carte. -
La fiche plante : score de santé, actions rapides et onglets Infos, Arrosage, Journal. -
Le scan de santé : une note sur 100, les points de vigilance et un plan d’action classé par priorité. -
L'assistant : une question sur une plante précise, une réponse qui connaît son contexte. -
La communauté : demander de l’aide, échanger des boutures, partager ses réussites. -
Le profil : votre niveau, votre série de jours consécutifs et vos statistiques de soin.
Identifier une plante à partir d’une photo
C’est la porte d’entrée. Vous ramenez une plante sans étiquette, vous la photographiez, l’application vous donne son espèce — et son cultivar quand c’est possible. Surtout, elle enchaîne immédiatement sur ce qui vous intéresse vraiment : ses besoins réels en lumière, en eau, en substrat et en température.
Si le sujet vous intrigue, on a détaillé la méthode et ses limites dans notre guide sur comment identifier une plante en 30 secondes.
Savoir si elle va bien, et pas seulement le deviner
Le scan de santé établit un bilan à partir d’une photo : un score sur 100, des points de vigilance, et surtout un historique. C’est ce dernier point qui change tout. Une plante à 82/100 n’est pas une bonne nouvelle en soi ; une plante passée de 71 à 82 en trois semaines, si.
Sur la capture ci-dessus, l’analyse distingue deux choses qu’on confond souvent à l’œil nu : des taches brunes sèches déjà cicatrisées (un dégât ancien, rien à faire) et des bords de feuilles croustillants (un air trop sec, à corriger). C’est exactement le genre de nuance qui fait la différence entre une plante qu’on soigne et une plante qu’on martyrise à coups de remèdes inutiles.
Comprendre ce qui cloche
Feuilles jaunes, taches brunes, croissance à l’arrêt, racines qui sentent mauvais ? Le diagnostic SOS part du symptôme photographié, propose une cause probable et un plan d’action étape par étape. Les feuilles jaunes sont d’ailleurs le cas le plus fréquent — et le plus mal interprété : sept causes possibles, dont une parfaitement normale.
Ne plus oublier un arrosage
Chaque plante a son rythme, et ce rythme dépend de l’espèce, de la pièce, du substrat et de l’exposition. SPRAIA calcule le bon moment, puis vous le rappelle. Les rappels s’ajustent à la météo de votre ville : pas d’arrosage réflexe après une semaine de pluie, vigilance renforcée pendant une canicule.
Si vous voulez comprendre la logique avant de la déléguer, notre guide sur quand et comment arroser ses plantes explique la méthode que l’application applique.
Mesurer la lumière avec le capteur du téléphone
« Est-ce que ce coin du salon est assez lumineux pour une Calathea ? » L’application utilise le capteur de luminosité de votre Android pour mesurer l’éclairement réel et le comparer aux besoins de l’espèce. C’est souvent la réponse à des problèmes qu’on attribuait à l’arrosage. Notre guide complet sur la luminosité détaille pourquoi l’œil humain est un très mauvais luxmètre.
Garder la mémoire de chaque plante
Arrosages, rempotages, photos, notes : le journal de soin conserve l’histoire de chacune de vos plantes. C’est la fonctionnalité dont on parle le moins et celle qui devient la plus précieuse avec le temps. Au bout de quelques mois, elle transforme « ma plante a l’air fatiguée » en « elle a perdu deux feuilles depuis le rempotage de mars, juste après avoir changé de pièce ». C’est la différence entre une intuition et un diagnostic.
À côté du journal, la collection s’organise par pièces, suit les substrats utilisés et accueille une liste d’envies — utile quand on commence à repérer des plantes plus vite qu’on ne peut les accueillir.
Ne pas rester seul face à une plante qui décline
L’onglet Communauté existe parce qu’aucune intelligence artificielle ne remplace quelqu’un qui a déjà sauvé la même plante que vous. Il s’organise en trois rubriques : Aide pour poser une question urgente sur une plante mal en point, Échanges pour faire circuler boutures et bulbilles entre particuliers, Succès pour partager une refloraison ou une plante rattrapée de justesse.
C’est aussi le meilleur endroit pour les cas que l’IA laisse en suspens : une espèce rare, un cultivar mal documenté, un symptôme ambigu.
Pourquoi on cherche encore des testeurs
L’application est finie, mais « finie » ne veut pas dire « éprouvée ». Nos tests internes couvrent une poignée d’appareils et une poignée de collections. Le monde réel, c’est autre chose : des téléphones de toutes marques, des jungles de quarante plantes, des photos prises à 22 h sous une ampoule jaune, des prénoms de plantes avec des emojis dedans.
Ce qu’on cherche, ce ne sont pas des profils techniques. Ce sont des personnes qui ont des plantes et qui vont s’en servir normalement, puis nous dire ce qui les a agacées.
Ce qu’on vous demande concrètement
- Installer l’application sur votre téléphone Android et l’utiliser comme vous utiliseriez n’importe quelle app : ajouter vos plantes, lancer un scan, répondre aux rappels.
- L’utiliser sur la durée, pas dix minutes le premier jour. C’est en deux ou trois semaines qu’on voit si les rappels tombent au bon moment et si le suivi de santé a du sens.
- Nous dire ce qui coince : un écran confus, un mot mal choisi, un diagnostic à côté de la plaque, un bug. Le retour négatif est le plus utile de tous.
Ce que vous y gagnez
Un accès complet à l’application avant son ouverture, une influence réelle sur les arbitrages qui restent à faire, et le fait de voir vos remarques atterrir dans une version quelques jours plus tard. Débutant ou collectionneur, les deux profils nous intéressent — ils ne butent jamais sur les mêmes choses.
Comment se porter candidat
Inscrivez-vous via le formulaire en bas de la page d’accueil : on vous envoie les instructions d’installation. Si vous préférez nous écrire, la page contact fonctionne tout aussi bien — dites-nous simplement quel téléphone vous utilisez et combien de plantes vous avez chez vous.
Et la version iPhone ?
C’est la question qu’on nous pose le plus. La version iOS est quasiment terminée. Elle partage le même cœur applicatif que la version Android : mêmes écrans, mêmes fonctionnalités, mêmes données. Ce qui reste à faire relève des finitions propres à la plateforme et du parcours de validation de l’App Store, plus long et plus formel que du côté d’Android.
Notre calendrier : une sortie iOS d’ici peu, dans la foulée de l’ouverture Android. Concrètement, si vous êtes sur iPhone, la meilleure chose à faire aujourd’hui est de vous inscrire sur la même liste : c’est elle qu’on préviendra en premier, et elle servira aussi à recruter les testeurs iOS quand la phase de test démarrera de ce côté.
Gratuit, Premium : ce qui est inclus
La version gratuite n’est pas une démonstration bridée à trois écrans. Elle permet de tenir votre collection, de recevoir vos rappels d’arrosage, de consulter votre journal de soin et d’identifier des plantes, avec un quota mensuel de scans, de diagnostics et de conversations avec l’assistant.
L’abonnement Premium lève ces quotas : identifications, scans de santé, diagnostics et conversations en illimité. Des packs de crédits ponctuels existent aussi, pour celles et ceux qui préfèrent payer à l’usage plutôt que s’abonner. Premium s’essaie gratuitement pendant 7 jours, annulable à tout moment avant la fin de l’essai depuis votre compte Google Play.
Pendant la phase de test, les testeurs ont accès à l’application complète : l’idée est que vous jugiez le produit entier, pas une version amputée.
Ce que SPRAIA ne fait pas encore
Autant être clair sur les limites, elles font partie du produit.
- Les capteurs connectés ne sont pas encore là. L’intégration de capteurs d’humidité du sol est annoncée et prévue, pas livrée. Aujourd’hui, la mesure de luminosité passe par le capteur du téléphone ; le reste repose sur vos observations et sur les photos. Si le sujet vous intéresse, notre comparatif des capteurs d’humidité du sol fait le point sur ce qui existe en attendant.
- L’identification n’est pas infaillible. Elle est excellente sur les espèces courantes en culture, plus hésitante sur les cultivars rares et les jeunes sujets dont les caractères distinctifs n’apparaissent pas encore. L’application affiche d’ailleurs son niveau de confiance et propose plusieurs hypothèses plutôt qu’une réponse unique — c’est volontaire.
- Un diagnostic reste une hypothèse. Une photo ne montre ni les racines, ni le substrat, ni ce que vous avez fait la semaine dernière. Le diagnostic SOS oriente, il ne tranche pas à votre place.
Cette liste va évoluer, et c’est justement pour ça qu’on a besoin de testeurs : ce sont eux qui vont nous dire quel manque est réellement gênant au quotidien, et lequel ne l’est pas du tout.
Vos photos, vos données
Un mot sur un sujet qui compte, surtout pour une application qui vous demande de photographier votre intérieur.
- Hébergement dans l’Union européenne. Vos photos et vos données y restent.
- Export complet. Vous pouvez récupérer l’intégralité de votre compte quand vous le voulez.
- Suppression réelle. Depuis l’application ou depuis notre site, sans avoir à écrire à un service client.
Et un avertissement qu’on préfère écrire noir sur blanc : les analyses de SPRAIA sont produites par intelligence artificielle et par des bases de données botaniques. Elles sont fournies à titre informatif et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel — botaniste, paysagiste ou pépiniériste. Une application qui pose des diagnostics doit dire clairement ce qu’elle n’est pas.
Ce qui arrive ensuite
La phase de test se termine, l’ouverture Android suit, la version iOS arrive derrière. En attendant, le blog continue : si vous débutez avec les plantes d’intérieur, notre sélection des meilleures plantes pour débutants reste le meilleur point de départ avant de constituer votre première collection dans l’application.
Merci à celles et ceux qui nous lisent depuis le début. On a construit cette application parce qu’on en avait besoin nous-mêmes. Reste à vérifier qu’elle vous sert vraiment — et ça, seuls vous pouvez nous le dire.
Questions fréquentes sur l'application SPRAIA pour Android
Les questions qui reviennent le plus depuis l'annonce de la phase de test.
- L'application Android est terminée et actuellement en phase de test fermée : elle est distribuée à un groupe de testeurs avant son ouverture au public. Pour y accéder dès maintenant, il faut s'inscrire sur la liste de la bêta depuis le site spraia.app. L'ouverture à tout le monde suivra la fin de cette phase de test.
- La version iOS est quasiment terminée. Elle partage le même cœur applicatif que la version Android : mêmes écrans et mêmes fonctionnalités. Il reste les finitions propres à la plateforme et le parcours de validation de l'App Store, plus long que du côté d'Android. La sortie est prévue d'ici peu, dans la foulée de l'ouverture Android.
- Il suffit de s'inscrire avec son adresse e-mail depuis le formulaire de la page d'accueil de spraia.app, ou d'écrire via la page contact en précisant le modèle de téléphone et le nombre de plantes. Aucune compétence technique n'est requise : on cherche des personnes qui ont des plantes et qui utiliseront l'application normalement pendant deux à trois semaines.
- Oui. La version gratuite permet de gérer sa collection, de recevoir des rappels d'arrosage, de tenir un journal de soin et d'identifier des plantes, avec un quota mensuel de scans, de diagnostics et de conversations avec l'assistant. L'abonnement Premium lève ces quotas et s'essaie gratuitement pendant 7 jours. Des packs de crédits ponctuels sont également disponibles.
- L'application est disponible en français, en anglais et en espagnol. L'interface suit la langue du téléphone, et les fiches d'espèces comme les conseils de l'assistant sont produits dans la langue choisie.
- Les photos et les données de compte sont hébergées dans l'Union européenne. L'intégralité du compte peut être exportée à tout moment, et supprimée depuis l'application ou depuis le site, sans passer par un service client.